6 conseils pour manager efficacement

Si certaines personnes sont plus douées que d’autres quand il s’agit de manager une équipe, manager est quelque chose qui s’apprend. Voici quelques règles à garder en tête pour tous les managers ou les prétendants au titre.

1) Manager est un verbe, pas un nom

Manager est une action continue pour arriver à des résultats. Il s’agit d’un process avec différentes étapes, différentes phases. L’idée derrière cela est que manager implique de l’action permanente. Attendre les résultats en espérant très fort ou en attendant que les autres produisent n’est pas la meilleure méthode pour manager. Manager nécessite d’avoir un but commun mais cela n’est pas non plus suffisant pour encadrer un groupe d’individus. 

Si le leadership est une forme de motivation, ce n’est pas l’unique forme de management existante. Manager comme toutes les choses, s’apprend et se travaille. Cela demande des efforts et de passer par des phases d’apprentissage.

2) Tout le monde est différent

Tout le monde est différent. Cet axiome est capital dans le management. Reconnaître la personnalité, les motivations, les envies, les forces et les faiblesses de chacun est primordial pour tirer le meilleur de chaque membre de l’équipe. Chaque personne possède un profil bien particulier et le talent d’un bon manager est de réussir à faire du cas par cas pour agencer l’organisation de l’équipe en fonction des profils et ainsi profiter de cette complémentarité.

Certaines personnes sont introverties -environ 25% des personnes- mais cette introversion cache souvent une façon de penser particulière. Les personnes introverties tendent à trouver leur inspiration en elle-même quand l’extravertie tire son énergie dans l’échange et la communication. Un bon binôme est celui qui a été à la tête de Microsoft durant de longues années: Bill Gates à la réflexion avec son pendant commercial, le célèbre Steve Ballmer. Ces deux personnalités ont su travailler ensemble et le résultat a donné l’une des plus grandes entreprises au monde.

Chaque individu possède différents niveaux de motivation à prendre en compte. Trouvez ce qui motive réellement vos équipes.

Le niveau de chaque membre de l’équipe est aussi à prendre à compte: un junior ne va demander les mêmes besoins qu’un membre plus senior.

3) Il y a une différence entre un groupe et une équipe

Un jour un manager anglais avait décidé, au lieu de nommer son équipe, Sales team de la nommer Sales group. Il leur avait dit que cela durerait tant que le groupe ne formerait pas une équipe. La complémentarité est nécessaire dans les équipes mais la collaboration entre les membres de cette équipe est essentielle. La différence entre les deux notions est que le groupe est un ensemble de personnes travaillant côte à côte quand l’équipe est un ensemble de personnes travaillant ensemble car chacun a besoin de l’autre pour avancer.

La constitution d’une équipe passe par plusieurs étapes intermédiaires.  Chaque étape possède ses propres caractéristiques mais apprendre à travailler ensemble, passer du temps à expliquer les choses aux personnes et mettre en place des process fait clairement partie de ces phases par lesquelles un groupe doit passer pour devenir une équipe.

4) Investir sur du on time plus que sur du in time

Dans notre société, tout doit aller vite, très vite. Le manager doit savoir prendre du recul, couper avec les choses du quotidien par moment pour répondre à certaines questions indispensables au pilotage d’une équipe: quelles sont les choses que je veux faire -et non que je dois faire, quels sont les besoins de mon équipe… autant de points à avoir en permanence à l’esprit pour un manager.

L’idée est ici d’investir plus que de faireTout le monde doit délivrer avec des délais de plus en plus court mais le bon manager est aussi celui qui sait consacrer une bonne partie de son temps à ses équipes quitte à perdre aujourd’hui en productivité pour en gagner demain.

Admettons que vous souhaitiez quitter plus tôt le bureau et qu’un membre de votre équipe vienne vous voir pour un point urgent. Vous avez deux solutions. La première consiste à lui répondre que c’est à lui de voir cela et que de toute façon vous devez partir plus tôt aujourd’hui- votre langage corporel traduisant une volonté de partir et marquant une fermeture évidente à toute négociation. La deuxième option consiste à écouter attentivement le point, à demander si cela ne peut pas attendre demain matin et à caler un meeting le lendemain à la première heure. Vous partez et le lendemain le meeting a lieu.

Dans le deuxième cas, vous allez rentrer tôt-comme dans le premier-mais vous aurez pris en considération le point de votre collaborateur. La réaction la plus probable dans le premier cas est que le subordonné pensera que vous l’avez abandonné sur ce coup alors que dans le deuxième cas, même si vous partez tôt, il aura vu qu’il peut compter sur vous et que vous avez pris les choses en main pour le lendemain. La relation en sortira peut-être pas grandie mais ne sera pas cassée. Vous aurez gagné le respect de votre collaborateur pour la suite de l’activité.

5) Soyez explicite

Le conseil est le suivant: dîtes le changement que vous souhaitez. La communication, notamment celle tournant autour des objectifs, doit être la plus claire possible. Chaque personne étant différente, vous ne pouvez pas vous contenter d’une communication implicite.

Quand cela est possible, fixez un objectif chiffré et le plus défini possible. Cela motivera vos collaborateurs quant à vos attentes et vous serez à même de mesurer si les objectifs ont été atteints.

Personne ne lit dans la tête des autres et vous ne savez pas comment les personnes interprètent les informations. En tant que manager, vous avez accès à un niveau supérieur d’information sur la société et si certaines choses vous semblent naturelles, ce n’est peut-être pas le cas pour vos collaborateurs qui en ont une vision souvent plus étroite. Vous devez vous efforcer d’être aussi clair que possible.

Soyez aussi clair que possible.

6) Savoir écouter, beaucoup, encore et toujours

Les plus grands managers sont des personnes qui écoutent beaucoup et attentivement leurs collaborateurs avant de prendre leur décision. Vous pensez peut-être avoir raison sur une question mais vos collaborateurs ont très probablement un point de vue qui mérite d’être pris en considération notamment grâce à leur contact plus direct avec l’opérationnel. 

A vous de prendre la décision finale mais le simple fait d’écouter attentivement vos collaborateurs renforcera le lien qu’ils peuvent avoir avec vous.

On admire beaucoup certains managers qui avaient une réputation d’être des personnes pas évidentes au quotidien voire des tyrans. Steve Jobs était célèbre pour ses coups de gueule. Tout le monde n’a cependant pas le génie marketing et créatif de Steve Jobs et le jour où l’entreprise se trouve sur une phase déclinante, retenir et motiver les équipes à coup de hurlement ne fonctionne plus si le projet ne suit plus. Il s’agit de cas uniques mais ne doivent en aucun cas être des exemples.

Et vous, quelles sont vos recettes de management?