La différence entre les bons orateurs et les autres

 

Le mauvais orateur plaque un discours appris de longue date, pré-mâché quelque soit son public.

Le bon orateur est celui qui s’adapte à son public pour faire mouche.

Le mauvais orateur improvise son discours : Il se dit que de toute façon avec un peu de talent, ça passera !

Le bon orateur ne connaît que deux choses : la structure (chaque partie et leurs enchaînements) et le travail. Il se dit que pour pouvoir improviser et pour « sentir » son audience, autant mettre toutes les chances de son côté et avoir l’esprit tranquille sur l’essentiel.

Le mauvais orateur lit ses notes. Ou pire. Il parle d’une voix monocorde en murmurant et regardant dans le vide. Vivement que ça se termine.

Le bon orateur est celui qui regarde tout son public, qui a la tête qui circule de droite à gauche et de gauche à droite en captant des regards. Il sait se déplacer et appuyer son discours dans son langage corporel. Il véhicule de l’énergie. Comme le disait l’un de mes professeurs d’école : « regardez tout le monde, même les plus moches ».

Le mauvais orateur lit mot pour mot ses slides –sûrement pour les analphabètes…

Le bon orateur n’a pas besoin de lire ses slides : il sait broder autour de chaque diapositive et capte son auditoire sur son discours. Pas seulement sur ce qu’il y a d’écrit derrière lui. De toute façon il maîtrise son sujet.

Le mauvais orateur présente ses idées à son auditoire.

Le bon orateur capte son auditoire et mouille sa chemise pour convaincre.

Le mauvais orateur est pris au dépourvu lors des questions réponses. De toute façon, vous pouvez toujours lui envoyer un email.

Le bon orateur a déjà intégré plusieurs points dans le cours de sa présentation. Vous vouliez lui envoyer un email mais il a déjà répondu à votre question.

Le mauvais orateur essaie de faire rire son auditoire coûte que coûte, s’endimanche pour l’occasion et du coup se sent à l’étroit dans son costume et n’a qu’une hâte : que cela se termine.

Le bon orateur n’essaie pas de faire rire s’il ne le sent pas. Il ne joue pas de rôle, il est lui-même. Il ne quittera la scène que lorsqu’il sera sûr d’avoir fait passer correctement son message, de toute façon il est à l’aise dans sa peau.

Le mauvais orateur n’arrête pas de parler pour combler les blancs.

Le bon orateur fait des pauses et regarde ses interlocuteurs. Cela appuie son discours.

Pour la route, regardez ce dont est capable Steve Ballmer, l’ex CEO de Microsoft…

 

 

 

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