Délit de sale tatouage

On connaissait le délit de sale gueule, mais d’ici peu les Américains lanceront peut être le délit de sale tatouage : le sérieux National Institute of Standards and Technology des Etats-Unis est en train de réfléchir à l’opportunité de créer un logiciel pour reconnaître des personnes par leurs tatouages et retrouver plus facilement des personnes recherchées.

L’objectif de ce logiciel de reconnaissance des tatouages serait de  » remplacer les recherches manuelles dans des bases de données de marques corporelles qui prennent beaucoup de temps par une recherche informatique d’images plus rapide afin d’aider à identifier des victimes de crimes et les suspects « .

Les scientifiques sont partis d’un constat assez simple : plus d’un Américain sur cinq a un tatouage sur le corps, et parmi les criminels cette proportion est bien plus importante. Evidemment, le côté pratique d’un tel logiciel est aussi mis en avant lors de catastrophes naturelles : il serait plus simple d’identifier des corps lors de tremblements de terre ou de tsunamis si les tatouages des personnes sont recensés informatiquement.

L’organisation a même lancé un concours, le Tattoo Recognition Technology Challenge Workshop, pour mettre au point un algorithme qui répondrait le mieux aux besoins. Car il faut dans un premier temps avoir les photos des tatouages, puis réussir à attribuer le tatouage à son propriétaire (fichier des passeports biométriques). La qualité des images est très importante, car chaque détail du tatouage compte pour identifier la personne, voire une partie seulement du tatouage pourrait suffire.

Pas moins de 6 organisations ont répondu présentes pour participer au concours : Compass Technical Consulting, LLC.; the Fraunhofer Institute of Optronics, System Technologies and Image Exploitation; the French Alternative Energies and Atomic Energy Commission; MITRE; MorphoTrak and Purdue University.

D’un point de vue scientifique la recherche semble intéressante, mais d’un point déontologique on peut se poser des questions quant au cadre d’utilisation d’un logiciel qui pourrait être utilisé pour catégoriser des individus selon les tatouages qu’ils ont sur le corps. Imaginez un algorithme qui dit à la police que les individus avec une forme de tatouage particulière ont plus de probabilités de commettre des délits… où placer la limite d’un tel logiciel ?

Retrouvez le communiqué en anglais au lien suivant

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