La facturation électronique entre entreprises est désormais encadrée par un calendrier réglementaire précis. En 2026, les grandes entreprises et les ETI basculent vers une émission entièrement électronique, pendant que les PME disposent d’un délai supplémentaire pour se préparer. Au-delà de la conformité légale, passer au format électronique génère des économies directes sur les coûts de traitement. Utilisez notre simulateur ci-dessous pour mesurer ce gain sur votre volume mensuel de factures.
Calendrier d’obligation : qui est concerné et à quelle date ?
La réforme distingue deux obligations distinctes : la réception et l’émission de factures électroniques. La réception généralisée s’applique à toutes les entreprises assujetties à la TVA en France dès le 1er septembre 2026. L’émission suit un calendrier progressif :
- Grandes entreprises et ETI (plus de 250 salariés ou plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires) : émission obligatoire à compter de septembre 2026.
- PME, TPE et microentreprises : émission obligatoire à partir de septembre 2027.
Seules les transactions B2B domestiques entre assujettis à la TVA établis en France entrent dans le périmètre direct. Les opérations B2C et les exportations relèvent de l’e-reporting, dispositif distinct qui impose de transmettre les données de transaction à la DGFIP sans nécessiter de format structuré pour la facture elle-même.
Les pénalités en cas de non-conformité sont fixées à 15 € par facture non conforme, plafonnées à 45 000 € par an. Pour les structures en cours de constitution, immatriculer une entreprise en France implique désormais d’anticiper dès le premier exercice le raccordement à une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) ou au Portail Public de Facturation (PPF).
Simulez vos économies annuelles
Le coût complet d’une facture papier se situe entre 8 € et 15 € en intégrant l’impression, l’affranchissement, la saisie comptable manuelle et l’archivage physique. Passée en format électronique, cette même facture coûte entre 1 € et 3 € à traiter. Sur un volume mensuel de 100 factures au coût standard de 11 €, le passage au format électronique libère près de 11 400 € par an, un gain qui s’observe directement sur la performance financière de l’entreprise. Ajustez les paramètres ci-dessous à votre situation réelle :
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Factur-X, UBL, CII : quel format selon votre situation ?
Trois formats structurés coexistent dans l’écosystème européen :
| Format | Lisible sans logiciel | Standard européen | Cas d’usage principal |
|---|---|---|---|
| Factur-X | Oui (PDF + XML) | FR + DE | PME en transition, échanges franco-allemands |
| UBL 2.1 | Non | EN 16931 (UE) | Échanges transfrontaliers UE, flux EDI |
| CII D16B | Non | EN 16931 (UE) | Grandes entreprises, Chorus Pro, secteur public |
Factur-X reste le choix le plus accessible pour une PME qui entame sa migration : sa couche PDF garantit une lisibilité immédiate côté destinataire, même sans logiciel dédié. Pour les échanges avec des partenaires européens hors France et Allemagne, UBL s’impose comme standard de la directive EN 16931. CII D16B, moins courant en dehors du secteur public, est néanmoins requis par certains donneurs d’ordre industriels qui imposent leur propre format dans les flux EDI.
Portail public ou PDP : comment choisir sa plateforme ?
Le Portail Public de Facturation (PPF), gratuit, suffit pour les volumes modestes et les structures sans ERP avancé. Les Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP) agréées par la DGFIP vont plus loin : réconciliation automatique des paiements, suivi des statuts en temps réel, archivage légal à valeur probante sur dix ans.
Pour les organisations qui externalisent leur parc applicatif, intégrer la facturation électronique dans un contrat avec un prestataire d’infogérance spécialisé est la voie la plus directe : le prestataire gère les mises à jour réglementaires, les connecteurs ERP et la conformité des flux, sans charge supplémentaire pour les équipes internes.
Avant de signer avec une PDP, quatre critères méritent vérification : validité de l’agrément (liste DGFIP à jour), connecteurs natifs avec votre ERP ou logiciel comptable, tarification par document ou forfait mensuel plafonné, et délais contractuels de prise en charge en cas de rejet ou de litige de facture.
Questions fréquentes
La facturation électronique s’applique-t-elle aux auto-entrepreneurs ?
Oui, dès lors qu’ils réalisent des transactions B2B avec des assujettis à la TVA établis en France. L’obligation de réception s’applique dès septembre 2026, celle d’émission à partir de septembre 2027.
Chorus Pro est-il suffisant pour les échanges B2B privés ?
Non. Chorus Pro gère exclusivement les factures à destination des entités publiques. Pour les transactions entre entreprises privées, le PPF ou une PDP agréée par la DGFIP est requis.
Quel délai légal pour archiver les factures électroniques ?
La durée légale est de dix ans, dans un format garantissant l’intégrité et la lisibilité du document. La plupart des PDP proposent cet archivage inclus dans leur forfait annuel.


