Le piège des congés illimités

Si le concept de congés illimités semble séduisant sur le papier, la réalité en est souvent tout autre pour les salariés.

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Des sociétés pionnières dans les congés illimités

Des entreprises comme Netflix, IBM, Indeed ou encore Virgin se sont essayées à la mise en place de congés illimités. Le package semble de primer intéressant: avoir la possibilité pour le salarié de prendre quelques jours, quelques heures ou des demi-journées sans avoir à demander la permission, sans contrôle de l’employeur ni de registre. Le management à l’ancienne avec pointeuse et solde annuel de journées off serait dépassé et la responsabilisation du salarié mise en avant.

L’idée mise en avant est que l’employé va ainsi pouvoir mieux organiser son temps de travail, gérer au mieux l’équilibre difficile entre sa vie privée et son activité professionnelle et pouvoir souffler plus souvent du travail quand on sait dans les faits que beaucoup travaillent tard le soir -voir le week-end dans certains cas. Disposer d’une liberté dans la prise de ses jours de repos peut alors sembler être une bonne idée.

Les congés illimités? Un cadeau en réalité empoisonné pour le salarié

La réalité est tout autre. Une étude montre que 12% des employés culpabilisent de ne pas être au travail et plus de 30% décident de prendre du travail avec eux pendant leurs vacances pour tout de même avancer sur les projets… ou donner le sentiment de ne pas abandonner l’entreprise quand elle a besoin d’eux.

La pression est totalement intériorisée et le salarié non seulement va culpabiliser à partir en vacances alors les nouveaux projets n’arrêtent pas d’atterrir sur son bureau et que les meetings de dernière minute s’enchaînent. Cette même pression est d’autant plus importante que la société est novatrice. Dans les sociétés de l’internet, du conseil, la concurrence est très forte entre les salariés et la moindre absence peut être vécue par le salarié comme une opportunité de prouver son attachement à l’entreprise en moins. Partir en vacances n’est plus un droit (sinon le salarié perd ses jours de repos) mais un choix. Déconnecter avec l’entreprise et son travail devient une source de culpabilisation.

Cela aboutit dans certains cas à des situations à la sud-coréenne où les employés ne vont pas prendre tous leurs jours de congés de peur d’être mal vus/jugés par leur patron. La pression sociale et le regard des collaborateurs se font dans ce cas ressentir et le salarié peut dans certains cas se persuader de ne pas prendre la bonne décision.

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