En France, les jours fériés payés ne veulent pas toujours dire la même chose. Selon les cas, cela peut désigner un maintien de salaire quand le jour est chômé, ou une rémunération avec majoration quand le jour est travaillé si un texte le prévoit. En dehors du 1er mai, un jour férié n’est pas “payé double” par principe : la paie dépend surtout du fait qu’il soit chômé ou travaillé et des conventions/accords applicables. Pour vous repérer, partez toujours de votre organisation du temps de travail et des textes qui s’appliquent dans votre entreprise.
Ce qu'il faut retenir :
| 📝 Règles & Accords | Votre rémunération dépend des textes (Code du travail, accords, conventions) qui précisent si un jour férié est chômé, travaillé ou majoré. Vérifiez toujours vos documents internes pour connaître vos droits précis. |
| ⚖️ Contrôles & Vérifications | Consultez votre contrat, votre planning, et les notes internes pour confirmer le traitement d’un jour férié. La cohérence entre planning et paie garantit la conformité. |
| 🎯 Focus sur le 1er mai | Le 1er mai est en principe chômé avec maintien de salaire, sauf exception. S'il est travaillé, une majoration peut s’appliquer, mais pas automatiquement un repos compensateur. |
| 🌴 Congés & Ponts | Les jours fériés pendant les congés ou entre ponts peuvent être comptabilisés différemment selon si ils sont chômés ou travaillés. Vérifiez vos règles internes et accords pour éviter les erreurs. |
| ❓ FAQ & Cas Particuliers | En cas de grève, de récupération ou de jours de solidarité, le traitement diffère. Vérifiez toujours avec votre RH ou la réglementation pour éviter toute erreur de paie. |
💼 La rémunération des jours fériés repose sur le Code du travail et les accords applicables
Pour les autres jours fériés que le 1er mai, le Code du travail fixe un cadre général, mais il laisse une grande place aux accords applicables pour décider si le jour est chômé, travaillé, majoré et/ou compensé. En pratique, deux questions pilotent la paie : le jour férié est-il prévu comme chômé dans votre entreprise, ou est-il un jour normalement travaillé avec travail maintenu ? Si le jour est travaillé, une majoration n’est en général pas imposée par la loi, sauf si une convention collective ou un accord prévoit une compensation comme une prime, une majoration ou un repos.
Selon votre statut (ex. mensualisation) et les textes applicables, le maintien de rémunération un jour férié chômé peut être soumis à des conditions (par exemple d’ancienneté). La retenue éventuelle dépend du planning et du statut du jour (travaillé/chômé) : si le jour férié est normalement travaillé et que l’absence n’est pas justifiée, une retenue peut s’appliquer, alors qu’un jour férié chômé n’entraîne en principe pas de perte de salaire dans les conditions prévues. Pour aller plus vite, vous pouvez compléter avec un point d’ensemble sur les droits et rémunération des jours fériés avant de vérifier vos règles internes.
- Identifiez le texte : Vérifiez la convention collective et, si disponible, l’accord de branche dans votre documentation RH ou votre intranet. Si le texte prévoit une règle spécifique, appliquez-la et évitez de supposer une majoration “standard”.
- Contrôlez l’accord d’entreprise : Demandez l’accord d’entreprise ou d’établissement, ou un mémo RH qui le synthétise. Si un accord fixe une liste de jours fériés chômés ou une majoration, basez-vous dessus pour sécuriser la paie.
- Relisez votre contrat : Consultez votre contrat de travail et vos éventuels avenants, notamment sur le temps de travail et les primes. Si une clause prévoit une compensation, conditionnez votre compréhension à ce document et faites confirmer par RH/paie.
- Vérifiez les règles internes : Recherchez une note de service, une procédure paie ou, si elle existe, une décision unilatérale de l’employeur sur les jours fériés. Si la règle repose sur un usage, demandez à RH comment il est formalisé et s’il peut évoluer.
- Confirmez le planning : Contrôlez votre planning, votre badgeage et le calendrier d’équipe pour savoir si le jour est normalement travaillé ou chômé. Si votre planning indique du travail et que vous vous absentez, vérifiez le motif d’absence accepté pour éviter une retenue inattendue.
- Recherchez les compensations : Vérifiez si une majoration, une prime ou un repos compensateur est prévu pour un jour férié travaillé, via l’accord ou la convention. Si rien n’est prévu, partez du principe que la compensation n’est pas automatique et faites valider le traitement par paie.
📅 Le 1er mai obéit à une règle distincte de tous les autres jours fériés
Le 1er mai ne suit pas la logique des autres jours fériés. Le 1er mai est en principe chômé et ne doit pas entraîner de réduction de salaire, sauf dans les activités qui ne peuvent pas interrompre le travail. Concrètement, si votre entreprise ferme ce jour-là, la paie attendue est un maintien de salaire selon les règles applicables à votre situation, et le point à vérifier reste votre planning et votre bulletin de paie.
Si le 1er mai est travaillé, la rémunération est due avec une majoration équivalente au doublement du salaire, des dispositions plus favorables pouvant éventuellement s’ajouter. En revanche, le fait d’avoir travaillé ce jour-là ne signifie pas automatiquement qu’un repos compensateur est prévu, car ce point peut dépendre de l’organisation et des accords internes. Si vous avez un doute, vérifiez ce qui est écrit dans l’accord d’entreprise ou la convention collective et faites confirmer le compteur utilisé en paie.
🏖️ Congés payés, journée de solidarité et ponts : les situations qui changent la paie
Quand un jour férié tombe pendant des congés payés, le résultat dépend d’abord de votre règle interne : jour férié chômé ou jour habituellement travaillé dans l’entreprise. Pendant des congés payés, l’effet d’un jour férié dépend notamment du fait qu’il soit chômé ou travaillé dans l’entreprise et des règles de décompte (ouvrables/ouvrés) prévues. En pratique, si le jour férié est chômé dans l’entreprise, il n’est en général pas décompté des congés, alors que s’il est travaillé, il peut être compté comme un jour de congé, à confirmer avec votre méthode de décompte et votre accord.
La journée de solidarité correspond à une journée de travail supplémentaire dont les modalités sont fixées par accord (ou, à défaut, par l’employeur) et qui, pour les salariés mensualisés, n’entraîne en principe pas de rémunération supplémentaire. Elle peut être fixée sur un jour férié habituellement chômé (ex. lundi de Pentecôte), à l’exception du 1er mai, selon l’organisation retenue dans l’entreprise. Côté ponts, faire le pont correspond en général à un ou deux jours entre un jour férié et un repos, et en l’absence d’accord ou d’usage, l’employeur n’est en principe pas tenu d’accorder un pont, et ses modalités (congés/RTT/récupération/fermeture) dépendent de l’organisation retenue.
❓ FAQ
Selon votre situation (planning, statut, accord applicable et circonstances), la réponse peut varier. En cas de doute, vérifiez les textes applicables dans l’entreprise et rapprochez-vous de votre service RH/paie ou d’une source officielle.
Les jours fériés chômés peuvent-ils être récupérés ?
Un jour férié chômé ne donne en principe pas lieu à récupération d’heures. La notion de récupération vise plutôt certains ponts ou des aménagements du temps de travail définis dans l’entreprise. Pour trancher, vérifiez l’accord sur l’aménagement du temps de travail ou une note interne, et distinguez bien cela de la récupération des heures de travail qui peut répondre à d’autres règles.
L’employeur est-il tenu d’accorder des ponts ?
En principe, non, sauf si un accord collectif, un usage ou une décision de fermeture le prévoit dans votre entreprise. Si un pont est accordé, son impact peut varier : il peut être imputé sur des congés/RTT, ou faire l’objet d’un aménagement d’horaires selon les règles internes. Vérifiez le document qui encadre la fermeture ou l’organisation du temps de travail et contrôlez le traitement sur votre planning.
La journée de solidarité peut-elle coïncider avec un jour férié ?
Oui, cela peut être le cas si l’entreprise fixe la journée de solidarité sur un jour férié habituellement chômé, sauf le 1er mai. Ce jour devient alors travaillé au titre de la solidarité selon les modalités prévues par accord ou décision applicable, avec un traitement paie qui dépend de votre statut et des règles internes. Pour sécuriser, vérifiez la décision ou l’accord qui fixe la journée et comparez avec votre planning et votre compteur d’heures.
Des jours fériés durant une période de grève : quel impact sur la rémunération ?
En cas de grève, la retenue vise les jours non travaillés, et si un jour férié chômé tombe pendant la période, son paiement peut dépendre des circonstances et des règles applicables, notamment si vous étiez ou non gréviste ce jour-là selon le pointage. Le traitement peut aussi varier selon l’accord applicable et la manière dont l’absence est qualifiée en paie. Pour éviter une conclusion trop rapide, vérifiez la pratique de paie interne et demandez une confirmation au service RH/paie, en vous appuyant sur votre planning et vos justificatifs.
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