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Entreprendre et créer une entreprise

Retrouvez des articles sur des business model, des citations inspirantes, de nouveaux projets qui se lancent, des fiches et des conseils pour les entrepreneurs

Non, l’entreprise virtuelle n’est pas (forcément) une entreprise online

Entreprendre et créer une entreprise (2011/10)

En parlant de stratégie organisationnelle, une entreprise peut avoir un mode de fonctionnement complètement différent d’une entreprise à une autre : Une forme particulièrement avancée de structure d’entreprise est l’entreprise virtuelle.

Quelques exemples de l’entreprise virtuelle.

Commençons par quelques exemples d’entreprises virtuelles, cela aidera à en comprendre le concept.

Benetton est une entreprise réseau. Benetton corporate se charge du design, de la gestion de la marque : Tous les autres aspects sont le fait d’entreprises intégrées dans le réseau Benetton mais juridiquement indépendantes.

La commercialisation est gérée par un réseau de franchisés et de distributeurs (les corners dans les grands magasins). Benetton a été crée en 1965 et ne génère sa croissance commerciale que sur un modèle de franchise, cela lui permet de ne pas supporter les coûts fixes associés à la gestion des boutiques (coûts des emplacements, frais de personnel…) et d’avoir un maximum de protection en cas de mauvaise implémentation ou d’un problème de trafic consommateur en magasin.

Ainsi en 1999, pas moins de 10 000 entreprises travaillaient pour Benetton et même si l’entreprise a été composée de 6000 employés, elles en faisaient vivre indirectement …. 60 000.

Nike est une entreprise réseau : elle se charge de la marque, du design et de la gestion des gammes de produits mais ne s’occupe ni de la fabrication ni de la vente aux consommateurs de ses produits.

Vous l’aurez compris, l’entreprise virtuelle repose sur un modèle à la fois très fortement externalisé mais paradoxalement très intégré.

Une entreprise en réseau n’est pas un réseau d’entreprises

Une entreprise virtuelle se distingue d’un réseau d’entreprise sur son mode d’intégration de ses partenaires.

Ce n’est pas parce qu’une entreprise travaille avec d’autres entreprises prestataires qu’elle doit être forcément considérée comme une entreprise réseau. L’entreprise réseau à un système d’intégration particulièrement fort avec les entreprises qui constituent son réseau.

Il peut dans certains cas s’agir d’une réelle dépendance économique entre les partenaires, même si celles-ci présentent des bilans et des comptes de résultats complètement distincts. Ainsi, plus de 90% des fournisseurs de Benetton ne travaillent que pour Benetton. L’intégration avec la marque et l’entreprise « mère » est maximale.

Les facteurs clés de succès d’une entreprise virtuelle

La marque

Une entreprise réseau pour réussir doit d’abord posséder une marque particulièrement forte. Prenons un exemple pour illustrer cela. Une entreprise réseau comme Nike doit avoir une réelle valeur sur le marché pour éviter tout simplement de se faire concurrencer par un de ses fournisseurs. Il y a fort à parier qu’un producteur de chaussures, s’il fait dissidence et qu’il se décide à produire les mêmes chaussures mais sous sa propre marque, donc sans le logo de la marque apposé, risquera de ne pas trouver le succès commercial escompté.

La marque agit comme une réassurance auprès des consommateurs et garantit une main mise sur l’entreprise « mère ».

Les instructions nécessaires à la fabrication des produits sont fournies par Benetton à ses fournisseurs, de même qu’ils reçoivent de la part d’autres fournisseurs la matière première nécessaire à l’élaboration des produits.

Un système d’information très intégré

Certaines entreprises réseau ne se contentent pas de passer des commandes mais ont développé au fil du temps tout un réseau logistique pointu et hyper sophistiqué permettant à tous les acteurs de la chaîne (de la production à la commercialisation) de pouvoir partager les informations clés.

Les distributeurs comme les vendeurs sont dépendants en quelques sortes de ce système qui lie les acteurs entre eux et qui permet d’optimiser au mieux la chaîne de valeur interne liée au cycle de vie du produit.

Une intégration culturelle forte

Il faut que les partenaires de l’entreprise virtuelle puissent partager la même culture que l’entreprise « mère ». Cela passe par exemple chez Benetton par une forte implication des cadres de la société chez ses partenaires. L’identité de l’entreprise “mère” doit être particulièrement forte et doit passer chez les entreprises satellites.

 

La virtualisation de l’entreprise permet une plus grande souplesse dans le contrôle de l’activité, de s’adapter beaucoup plus facilement et permet d’offrir une rentabilité supérieure à celle que l’on peut observer dans les autres modèles organisationnels plus classiques.

Les coûts fixes deviennent des coûts variables et les coûts indirects des coûts directs, offrant de fait une plus grande facilité dans le pilotage pour les dirigeants. La logique de l’entreprise virtuelle reflète plus une logique financière qu’un réel projet industriel avec une surprime de pression pour les salariés des entreprises dépendantes.

Chefs d’entreprise, pensez intra-entrepreneuriat !

Entreprendre et créer une entreprise (2011/09)

J’ai eu une discussion très intéressante il y a quelques temps avec l’un de mes directeurs. Je travaille actuellement dans une start-up et l’esprit entrepreneurial y est pour ainsi dire très développé.

Manager/Entrepreneur, il n’y a pas de profil supérieur à l’autre, les deux sont parfaitement complémentaires et ne pourraient exister sans l’autre. Une société composée uniquement d’entrepreneurs ne tiendrait pas la distance faut de structure et une société composée de managers risquerait d’étouffer et de rater des virages importants car prise au piège de ses propres process.

Le manager ou l’incarnation de la structure en entreprise

Le manager est quelqu’un généralement de très bien formé. Diplômé d’une formation supérieure (école de commerce, grande université ou école d’ingénieur), il a étudié toutes les techniques possibles de gestion, d’organisation des équipes.

Il a souvent une capacité à étudier froidement une situation et à prendre la décision la plus rationnelle qui s’impose.

Il raisonne de façon carrée et son rôle est de servir de courroie de transmission entre la stratégie de la compagnie et sa mise en œuvre. Il participe activement aux aspects liés aux décisions stratégiques –même si le plus souvent il n’est que consulté – et est responsable d’un périmètre précis d’activité opérationnel.

Le manager sait communiquer et généralement s’il est arrivé à son poste c’est qu’il a un certain talent en la matière, le relationnel étant dans les moindres aspects de son quotidien. Faire passer des messages, motiver et rassurer sont ses principales forces.

Il recherche la performance dans l’action et s’occupe à tirer toutes les compétences des hommes et des femmes de l’entreprise pour atteindre les objectifs fixés.

Le manager pour résumer est celui qui va apporter la stabilité et participer à la mise en place ou au maintien de la structure de l’entreprise dans le temps.

 

L’entrepreneur va de l’avant (le reste suivra)

L’entrepreneur est dans l’action. Toutes les grandes écoles du monde ne sauraient inculquer à quiconque l’envie d’entreprendre ni le goût de l’entreprise au sens éthymologique du terme.

Ses motivations sont ailleurs : goût du risque, de l’aventure, ego plus grand que la moyenne.

L’entrepreneur aime en général casser les schémas pré-établis pour arriver avec une nouvelle idée, un nouveau projet toujours plus fou et sait entraîner les équipes derrière lui.

L’entrepreneur est généralement une personne qui dégage une certaine confiance en soi acquérant de fait une aura toute particulière mais contrairement au manager, il n’est pas celui qui structure l’entreprise : il est celui qui imagine l’entreprise de demain et incarne la stratégie et le changement.

Son rôle est de remettre en question voir de casser constamment ce qui a été mis en place pour aller toujours plus loin et plus haut.

Un entrepreneur peut se retrouver à bout de souffle dès qu’il s’agit de contrôler : il est dans tous les aspects sauf souvent dans le contrôle des actions.

L’intra-entrepreneur ou le modèle hybride.

Un profil émerge entre les deux, celui de l’intra-entrepreneur. Cette théorie de gestion est apparue il y a quelques années et il s’agit d’un profil encore rare en entreprise mais assez répandu dans les start-up de haut niveau.

Pourquoi dans les start-up de haut niveau ?

Il s’agit souvent de profils très bien formés dans les plus grandes écoles mais capables de donner des idées, d’avoir une influence réelle par leurs actions aussi bien dans la stratégie que dans l’implémentation de celle-ci.

L’intra-entrepreneur doit composer avec le reste de la structure mais est appelé à se comporter comme un réel chef d’entreprise et un entrepreneur pour faire évoluer son projet : il participe à des éléments structurants car évoluant en entreprise mais sait se comporter en entrepreneur.

Il doit à la fois être dans le contrôle que dans la vision à très long terme de son projet tout en évoluant dans un domaine semi-structuré.

Ce type de profil est rare car il ne peut s’épanouir que dans certains types de sociétés comme les start-up ou les nouvelles business unit au sein de grands groupes internationaux à des postes de direction.

Les chefs de projets de très haut niveau peuvent présenter ce profil d’intra-entrepreneur à condition d’avoir une réelle main mise sur la définition des lignes du projet et ne pas se cantonner à leur simple exécution.

L’énergie est ici double : il s’agit de manager mais d’être suffisamment souple pour pouvoir tout remettre en cause le moment voulu et bien sûr – d’avoir les coudées franches pour agir.

Le point le plus délicat à négocier est l’intégration de la cette micro-société au reste de l’entreprise pour éviter l’effet “boite dans la boite”.

Pourquoi le reverse engineering est l’une des meilleures façons d’apprendre

Entreprendre et créer une entreprise (2011/09)

Le reverse engineering ou la science du pirate

Qu’est ce que le reverse engineering ? Si l’on en croit wikipédia, il s’agit de « l’activité inverse qui consiste à étudier un objet pour en déterminer son fonctionnement interne ou la méthode de fabrication ». Lire la suite

Comment apprendre une langue étrangère pour moins de 100 euros.

Entreprendre et créer une entreprise (2011/09)

Il y a un an et demi, j’ai commencé à apprendre l’allemand, sans professeur. La méthode que je vais vous donner n’a rien de révolutionnaire mais elle peut vous donner quelques idées si vous souhaitez apprendre une langue étrangère ou vous perfectionner dans une langue que vous avez étudiée par le passé.

Connaître une langue est non seulement un avantage dans le business mais aussi une source de satisfaction intellectuelle. Je maîtrise l’anglais –pour avoir vécu 2 ans à Londres- et l’espagnol –plusieurs mois à Mexico DF – et pouvoir s’exprimer couramment dans ces langues est une vraie source de satisfaction intellectuelle.

Voici comment je m’y suis pris pour l’allemand et tout cela m’a coûté moins de 100 euros.

Achetez la méthode Assimil

Quand je suis allé voir le vendeur de la Fnac il y a un an et demi, je lui ai demandé quelle était selon lui la meilleure méthode disponible sur le marché pour apprendre une langue. Il m’a recommandé la Méthode Assimil et je l’en remercie encore.

Cette méthode se compose de 4 CD et d’un livre. J’ai mis mes CD sur mon MP3 et j’ai lu chaque jour les différents chapitres. Je suis capable maintenant de m’exprimer en allemand, certes avec des erreurs mais si je l’ai fait, vous pouvez aussi le faire.

L’avantage de cette méthode est que vous allez apprendre à la fois du vocabulaire en vous amusant et de la grammaire sans vous en rendre compte, juste en suivant attentivement la méthode décrite dans le manuel.

Écoutez la radio dans la langue étudiée

Internet permet d’écouter la quasi-totalité des radios existantes partout sur la planète. Mettez la radio au travail si vous le pouvez ou quand vous rentrez chez vous : je vous conseille une radio musicale sinon cela risque d’être assez frustrant d’écouter quelque chose que vous ne comprenez pas.

Le but est de familiariser votre oreille à la langue.

Des sites comme comfm vous permettront de faire votre sélection.

Sortez dans les soirées organisées par les étrangers

Si vous surfez sur facebook, avec un peu de recherche, vous pouvez trouver des soirées organisées par des étrangers qui souhaitent rencontrer du monde.

Il s’agit d’une excellente idée pour commencer à pratiquer la langue une fois que vous aurez un peu progressé. Ne vous focalisez pas sur les erreurs mais plutôt sur l’échange avec l’autre. Il sera sûrement dans la même situation d’apprentissage que vous, vous n’avez rien à perdre.

J’ai pu expérimenter cela lors de mon apprentissage de l’espagnol il y a quelques années. J’avais croisé un avocat colombien, des joueurs de musique du pérou, des étudiants chiliens. Bref, au-delà de la conversation, une vraie source d’enrichissement mutuel et le plaisir de partager des bons moments.

Regardez les films dans la langue originale avec sous-titres dans la langue

C’est un excellent moyen : la mise en situation des personnages permet de comprendre les dialogues.

Un tour au magasin et vous aurez fait le plein de DVD, à moins de regarder la télévision étrangère en streaming si cela est permis et légal.

 

Achetez un livre de vocabulaire et bachotez !

J’avais entendu à la radio il y a quelques années une personne capable de parler 15 langues dont 4 dialectes. Ce qu’il disait était édifiant et juste : une langue, c’est 80% de vocabulaire et 20% de grammaire. Si vous connaissez les mots mais que vous les mettez dans le désordre, ce n’est pas un drame : la pratique vous permettra de vous améliorer.

Le plus important est d’avoir une base suffisante de vocabulaire pour s’exprimer.

J’ai fait l’acquisition d’un livre que j’avais utilisé par le passé en classe préparatoire : Du mot à la phrase. Pour faire rapidement des progrès, pas de secret : il faudra apprendre du vocabulaire.

Soyez régulier dans votre apprentissage linguistique

Le tout n’est pas de se motiver à apprendre une langue une semaine et d’arrêter la semaine qui suit.

Le secret est le suivant : claquez votre rythme d’apprentissage sur votre vie quotidienne. Vous prenez le métro tous les matins ? Pourquoi ne pas profiter de ce temps là pour le mettre à profit ?

Vous aimez regarder un film le soir ? Changez de programme et préférez un film en langue étrangère!

La meilleure des récompenses sera lorsque vous serez capable de vous exprimer mais surtout de comprendre ce que disent les gens autour de vous lorsque vous vous rendrez dans le pays.

 

5 moyens pour trouver des idées pour lancer votre business

Entreprendre et créer une entreprise (2011/09)

De nombreuses personnes souhaitent créer leur business mais quand on leur pose la question « oui, mais quoi ? », ils vous répondent qu’ils ne savent pas encore, qu’ils cherchent une bonne idée ou franchement qu’ils ne savent pas quoi.

Voici 5 façons de trouver quoi lancer comme business, vous allez le voir, trouver une bonne idée n’est pas très difficile. Cela vous permettra d’entamer votre réflexion. Lire la suite

Lâchez-vous ou vous pourriez le regretter!

Entreprendre et créer une entreprise (2011/09)

J’ai un ami qui souhaite se lancer dans l’internet. Il a la tête bien faite mais après une discussion avec lui il me dit ne pas savoir écrire des textes qui pense-t-il pourront intéresser des personnes.

J’ai déjà eu cette discussion un nombre de fois incalculable et cela me fait penser à deux choses. J’aime lire et la première pensée qui me passe est une citation de Sénèque, le philosophe stoïcien grec : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

La deuxième chose à laquelle je pense est la suivante : Il s’agissait d’une histoire de cyclistes qui devaient gravir une énorme pente. Tout le public sur le parcours ne cesse de dire qu’ils n’y arriveront pas car cela est beaucoup trop difficile. Tant est si bien qu’à la fin, un seul cycliste n’a pas abandonné et a persévéré malgré l’effort. La foule se réunit autour de lui, l’entoure et lui pose des questions mais l’homme ne réagit pas. Après quelques instants, la foule comprend qu’il était … sourd.

Lâcher prise demande d’être philosophe et rêveur… et de se faire confiance

Se lâcher, ce n’est pas perdre prise. Cela veut dire commencer à penser en grand, à se dire qu’avec une volonté trempée dans de l’acier et quelques bidons d’huile de coude, il est possible d’atteindre son objectif.

Se lâcher, c’est aussi savoir se faire confiance. Gandhi aurait-il libéré un pays d’un milliard d’habitants s’il n’avait pas pensé plus large que sa formation initiale d’avocat ?

Larry page et Serguei Brin, les fondateurs géniaux de Google, seraient-ils devenus millionnaires s’ils n’avaient pas décidé d’interrompre leurs brillantes études qui auraient pu les amener à postuler aux meilleurs postes dans le monde s’ils ne s’étaient pas faits confiance ?

Apprenez à vous décomplexer. Nous vivons dans une culture qui formate, conditionne les gens. De toute façon, si vous ne réussissez pas, ce n’est pas grave. Il vaut mieux essayer et rater que de rester sans rien faire…

Concrètement pour lâcher prise, il faut vous tourner dans un état d’esprit dégagé de toute crispation intellectuelle ou sociale. Avec une idée fixe lointaine, oui mais commencez par voir prendre du recul, à penser plus grand et hors des sentiers battus du quotidien.

La méditation a été une part importante de la vie de Steve Jobs, le fondateur d’Apple. Je vous encourage à lire le discours qu’il a prononcé à Stanford, vous comprendrez mieux.

Commencez par considérer la vie comme un jeu. Rien n’est réellement sérieux si ce n’est vous-même.

Les meilleures idées viennent quand on se lâche

J’en ai fait l’expérience par le passé et je suis certain que vous aussi.

Le philosophe allemand Kant aimait passer du bon temps sous son arbre.

Richard Branson, bourreau de travail charismatique et fondateur du groupe Virgin consacre beaucoup de son temps à de nombreux défis sportifs.

Les meilleures ne viennent pas forcément au travail mais à des moments où vous ne vous y attendez pas : autour d’une discussion, en lisant un bon bouquin, sous la douche… Tous ces moments qui vous permettent de nourrir ou de détendre votre cerveau.

Adoptez une attitude plus détendue et vous n’en serez que plus créatif.

Tentez, tentez et tentez encore !

Comme le dirait Oscar Wilde : « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris ». Ne vous excusez pas d’être comme vous êtes et assumez-le.

Cela vous donnera l’énergie nécessaire pour vous lancer dans vos projets.

Il vous faut tenter les choses : la perfection n’existe pas mais les résultats son visibles. Toutes les choses, les projets, les entreprises sont perfectibles.

Le lâcher prise est à l’opposée du perfectionnisme. Le perfectionnisme vous enferme et vous crispe sur des aspects particuliers alors qu’un boulevard s’ouvre peut-être à vous si vous osez tourner la tête.

Tentez, votre premier jet sera raté. Tentez encore et encore, ne vous prenez pas au sérieux, gardez cette curiosité intellectuelle qui est la votre et un jour cela fonctionnera.

Des personnes diront que c’est de la chance mais ça ne sera que le fruit de vos échecs et de votre capacité à lâcher prise par moment qui vous aura permis de tout remettre en perspective.

Rares sont les entrepreneurs perfectionnistes : les entrepreneurs font. Bien ou pas mais ils font. Avoir quelque chose à améliorer est plus facile que de penser à l’œuvre absolue qui de toute façon sera vouée à ne jamais passer aux choses concrètes.

Comment la loi des grands nombres peut vous aider à atteindre vos objectifs

Entreprendre et créer une entreprise (2011/09)

Vous avez votre objectif. Vous le voyez précisément, que ce soit développer votre entreprise, vous construire un réseau de relations ou chercher un nouvel emploi.

Pour y parvenir, il vous suffit d’un peu de travail mais surtout d’une bonne méthode.

La loi des grands nombres à l’œuvre.

Imaginez que vous cherchiez à pêcher un poisson. Deux méthodes s’offrent à vous.

Dans le premier cas, ce qui correspond à la méthode ciblée, vous allez prendre votre canne à pêche, vous asseoir sur le bord du rivage ou de l’étang, vous allez mettre un appât au bout de votre hameçon et allez attendre.

Votre matériel sera le plus adapté possible – on ne part pas pêcher du goujon ou du requin avec le même matériel.

Quelques heures plus tard, votre bourriche sera remplie avec un peu de chance. Dans ce premier cas, vous avez beau avoir préparé au mieux votre pêche, l’endroit et le nombre de poissons ce jour là vont fortement influencer le nombre de poissons pêchés.

Dans le deuxième cas, vous décidez d’appeler un ami, chacun se met d’un côté du fleuve et vous tendez un filet allant d’un bout à l’autre du cours d’eau. La méthode n’est pas élégante, mais vous n’avez qu’une heure et souhaitez mettre toutes les chances de votre côté. Vous attendez, tendez bien le filet et ô surprise, une heure plus tard vous avez attrapé beaucoup de poissons, bien plus qu’avec une simple canne à pêche.

Bien sûr dans le deuxième cas, la pêche est moins sélective (vous avez quelques déchets avec vos poissons) mais elle a le mérite de vous donner en un temps record des résultats.

Le fonctionnement de la loi des grands nombres

Tout est mécanique dans cette loi : plus vous laissez rentrer un volume important à l’entrée et plus vous allez en retirer quelque chose.

La limite que l’on peut avoir est le ciblage et le coût temps/argent dépensé versus le retour sur investissement. Acheter des listes de prospects non ciblées pour une action de communication apportera forcément des clients, mais le montant dépensé ne permettra sûrement d’assurer un ROI (retour sur investissement). Le tout est d’être malin et de l’utiliser à bon escient quand cela est possible.

Les conditions sine qua non sont d’avoir à disposition un volume conséquent de cibles et un moyen d’automatiser/optimiser le temps consacré par cible avec un coût  (au sens large) / coût d’opportunité  faible.

Comment cette loi peut vous aider au quotidien ? L’exemple de la recherche d’emploi

Le chercheur d’emploi se pose souvent la question de l’adéquation entre son profil et l’offre. En ciblant trop ses recherches, le chercheur d’emploi commet deux erreurs :

  • Premièrement, il va se créer une barrière et s’auto-censurer. Or ce n’est pas à vous de faire un pré-tri dans les candidatures : c’est le rôle des ressources humaines. Envoyez votre CV, ils vous répondront. C’est un peu la même logique qu’un acheteur : il a en face de lui un commercial qui est payé pour se sortir les tripes à vendre son produit et non à l’acheteur de faciliter la vente.

 

  • Ensuite, il va passer à côté d’offres très intéressantes car elles auront été mal formulées et du coup il va rater des opportunités intéressantes. De plus, même si l’offre n’est pas ciblée, si votre CV est jugé intéressant, la RH peut penser à vous pour un autre poste ou vous inscrire dans leur base de données. Rien n’est perdu !

Il y a cependant une limite me direz-vous : quid de la lettre de motivation ? Elle prend du temps à rédiger. A l’heure d’internet, il devient relativement rapide de postuler à une dizaine d’emplois en une heure de temps. Aussi une simple lettre d’accompagnement de quelques lignes bien écrites avec votre CV en pièce jointe peut suffire pour décrocher un entretien. Il faut aller vite et envoyer de nombreux CV.

A vous maintenant de trouver d’autres applications pour cette loi, soyez imaginatif!

8 règles incontournables pour faire du business

Entreprendre et créer une entreprise (2011/09)

Voici quelques grandes notions que tout entrepreneur ou manager devrait avoir en tête. Ces principes peuvent paraître évidents pour certains mais il n’est pas inutile de les avoir en tête, surtout lorsque l’on est submergé par les détails opérationnels quotidiens.

Autre précision, les points suivants ne sont pas classés par ordre d’importance.

1) Pensez marge plutôt que chiffre d’affaires.

Le chiffre d’affaires rassure tout le monde. Oui mais voilà, l’un des principes de base est de se concentrer sur la marge plutôt que sur le chiffre d’affaires. Réaliser 1 million de chiffre d’affaires avec une base de coût de 800K€, ce n’est que réaliser 200K€ de marge. Réaliser 500K€ de chiffre d’affaires avec une base de coût de 100K€, signifie réaliser 2 fois plus de marge et de résultat net que dans le premier cas.

Ce grand principe doit être pensé au niveau même du produit : la notion de marge sur coût variable est capitale pour un chef de produit. Chaque produit lancé doit être pensé en terme de marge. Avoir du volume de vente oui mais surtout du volume de vente rentable.

Même si les points ne sont pas classés, celui-ci fait exception et doit être en permanence en numéro 1 : la rentabilité doit être au cœur de chaque action, chaque décision, chaque recrutement. Tout doit tourner autour de cet axe. Gagner des PDM, ok si cela se traduit de façon mécanique par de la rentabilité.

 

2) Ne pas sous couper les prix de la concurrence.

…Sauf si cela fait partie d’une ligne stratégique de marketing agressive parfaitement orchestrée en terme de communication et de pilotage commercial. Rares sont les entreprises qui ont réussi dans cette démarche : on peut cependant rendre hommage à Free et autres Neuf qui ont inventé une offre triple play sur l’internet au début des années 2000 et coupé l’herbe sous le pied à AOL. Le positionnement tarifaire agressif était parfaitement maîtrisé.

Baisser les prix en dessous de la concurrence revient à :

  • Prendre le risque que la concurrence baisse à son tour les prix et que le marché entre dans un cercle vicieux
  • Perdre de la marge pure : pour 100 euros de coût, vendre à 120 ou à 150 revient au même, mais la marge sera nettement différente selon les cas…

 

3) Contrôler toutes ses actions.

Toutes les actions mises en œuvre dans une entreprise doivent avoir pour but un gain. Si celui-ci n’est pas clairement identifié, quantifié et que sa mise en œuvre n’est pas surveillée, autant laisser tomber immédiatement : cela risque de vous coûter cher !

Plus généralement au sein d’une entreprise, rien n’est plus mauvais que le consensus immédiat autour d’un chef : un véritable contre-pouvoir doit exister pour challenger les décisions et leur mise en œuvre. C’est très souvent le rôle du département financier. Un bon financier n’est pas seulement une personne qui connait tous les mécanismes obscurs de la comptabilité mais surtout une personne qui cherche à savoir combien tout va coûter et rapporter !

 

4) La trésorerie est le nerf de la guerre.

Pas de cash, pas de boite. Aucune entreprise ne peut supporter longtemps une trésorerie déficitaire comme ce témoignage l’indique. Un excellent témoignage qui met l’accent sur le fait que les projets doivent être correctement mesurés, ne pas tout accepter d’un coup pour contrôler au mieux son ROI et sa trésorerie. Dans le cas de petites entreprises, seul le dirigeant a accès à la trésorerie ce qui ne devrait pas être le cas : le comité de direction doit avoir accès à cette information indispensable pour prendre les bonnes décisions.

5) Savoir correctement s’entourer

Dans le milieu des affaires, savoir s’entourer correctement et prendre le temps de la réflexion est indispensable.

Les personnes doivent être positives, challengeantes et entreprenantes. Rien de pire qu’un employé qui pense avoir raison mais qui se plaint tout le temps ou quelqu’un de mou. Savoir prendre en compte les remarques oui, mais croire que tout doit être parfait n’est pas bon : nous vivons dans un monde d’imperfection et le patron seul n’a pas la bonne réponse. L’entourage professionnel doit être capable de s’auto motiver ou de trouver la motivation dans un projet à long terme.

Les partenaires extérieurs sont cruciaux eux-aussi : délai de paiement, qualité de la prestation…cherchez à bien vous renseigner sur ceux-ci avant de faire des affaires avec !

6) « Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier »

Toutes les mamies l’ont toujours dit : tout miser sur un seul cheval n’est pas bon. Tous les risques de concentration (un seul gros client ? un seul fournisseur pesant dans plus de 50% des achats…) doivent être mesurés et le fait d’en sortir doit devenir un axe stratégique prioritaire et son implémentation contrôlé.

Combien d’entreprises aujourd’hui peuvent se targuer d’avoir suffisamment diversifié leurs clients, leurs fournisseurs… ?

7) Ne pas rechercher la perfection mais ce qui marche : faire mieux, pas faire bien.

N’en déplaise aux ingénieurs, aux puristes en quête d’absolu, mais une entreprise qui marche n’est pas parfaite : toutes les entreprises au monde ont des problèmes comme peuvent en témoigner toutes les conversations dans les salles de machine à café. Souvenez-vous d’une entreprise où tout le monde disait que tout était parfait : ça n’existe pas.

Une entreprise qui marche est moins une entreprise qui ne se pose de grandes questions philosophiques qu’une entreprise qui cherche à faire mieux.

8) Faire attention aux clients (dans une certaine limite).

Non le client n’est pas roi. Il est extrêmement important, il faut le choyer, lui parler correctement (combien de vendeurs désagréables…). Mais l’écouter en permanence non. Vous croyez que les répondeurs automatiques des grandes sociétés (« Si vous souhaitez discuter de cela, tapez 1… ») sont là pour être agréables ? Ils sont là pour automatiser une tâche fastidieuse au maximum (répondre à 36 456 coups de téléphone par mois par exemple) dans les plus brefs délais et au moins cher. Le client attendra, tant pis.

Steve Jobs n’aurait pas sorti son Iphone s’il n’avait pas écouté son instinct : l’imagination de solution est plus importante que toutes les études de marché. Un produit qui marche est un produit utile, or les gens savent se plaindre mais pas souvent –parce qu’ils n’ont pas le temps ou qu’ils n’y ont pas réfléchi- proposer des solutions.

Comment tirer le meilleur profit d’un devis ?

Entreprendre et créer une entreprise (2011/07)

L’une des règles concernant les devis, est de ne jamais se contenter d’un seul devis. Il en faut au minimum trois pour commencer à pouvoir effectuer de réelles comparaisons qui vous feront gagner en connaissance avant l’achat.

 

L’un des grands principes est que vous ne devez pas payer pour recevoir un devis : c’est au vendeur de montrer de quoi il est capable pour vous avoir comme client.

Le premier reflexe lorsque vous recevez des devis est de vérifier les mentions légales. Les mentions légales sont-elles présentes ? Cette présence est obligatoire depuis l’arrêté du 2 mars 1990.

Deuxièmement, veillez à bien vérifier les quantités indiquées sur le devis. Accentuez votre vigilance sur celles-ci pour éviter les surprises désagréables. Sur les devis, vous pourrez comparer les prix mais aussi pensez à bien regarder les prestations car tous les prix ne se valent pas et un même prix peut recouvrir deux réalités chez deux prestataires différents.

Veillez ensuite à bien lire toutes les fameuses petites lignes : la prestation totale est-elle incluse ? Quel est le fournisseur ? N’hésitez pas à rentrer dans le vif du sujet pour être certain de ne rien avoir raté dans le devis.

Vous pouvez lors de la demande de devis quand vous entrez directement en contact avec le prestataire lui demander des références. Il s’agit d’une pratique assez courante. Certaines entreprises peuvent vous mettre à disposition des photos et des noms de personnes à contacter pour vous rassurer. Rien ne vous empêche préalablement à la demande de devis de prendre des renseignements de votre côté sur le prestataire : connaissez vous des gens qui auront eu affaire à la société dans le passé ? Avez-vous pris le temps de vous renseigner sur Internet et de lire les commentaires des clients de l’entreprise ?

Attention cependant au cas des jeunes sociétés qui n’auront pas forcément beaucoup d’expérience et qui ne pourront pas vous donner un book entier de références lors de la prise de devis.

Vous souhaitez en savoir plus et pouvoir facilement mettre en concurrence des professionnels en recevant gratuitement des devis ? Cliquez sur le lien et remplissez les formulaires de contact.