La personnalisation des résultats sur les moteurs de recherche

Article mise à jour le: 23 février 2012

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Les moteurs de recherche que sont Bing et Google ont intégré depuis 2010 la personnalisation des résultats sur les moteurs de  recherche: ce que vous trouverez sur internet ne sera jamais plus comme avant…

La personnalisation des résultats

Cette personnalisation des résultats passe par les boutons sociaux – Facebook, Twitter, Google +1…. Lorsque l’internaute clique sur un bouton dit « social », il envoie un signal à sa communauté mais aussi aux réseaux sociaux et autres moteurs de recherche qui vont utiliser cette information pour mesurer la popularité d’une page Web et donc par extension d’un site internet.

Le calcul algorithmique repose sur le principe suivant: si mes amis ont aimé, alors ma probabilité d’aimer cette page est d’autant plus grande quand on sait que l’on recrute ses amis sur des affinités culturelles et sociales proches de soi.

La personnalisation se manifeste déjà lorsque l’on tape dans Google et que l’on se rend compte dans les résultats de classement que Google nous presénte des informations comme le nombre de fois que l’on a visité la page sur une période de temps donné, le nom et le nombre d’amis qui ont aimé cette page…

Pour une information donnée, vous pouvez vous imaginer le nombre d’informations enregistrées et prises en compte dans ce qui est présenté à l’internaute.

Cet enjeu est de taille pour la firme de Mountain View qui pour séduire les annonceurs publicitaires doit faire face à un Facebook qui connaît les moindres détails de la vie de chaque utilisateur. La personnalisation des résultats « naturels » de recherche  –et par conséquent des publicité contextuelles associées– se fera de façon encore plus précise: s’il était déjà possible auparavant de connaître le parcours utilisateur via un cookie de session déposé dans le navigateur, il deviendra encore plus facile une fois l’utilisateur loggué à son compte de connaître la quasi totalité de son activité online. Et donc de vendre plus cher cette information encore plus précise.

Là ou Google parlait d’internaute, il parlera maintenant de personne en tant que tel: il le connaîtra tout aussi bien que Facebook. Facebook repose pour beaucoup sur du déclaratif (l’internaute enregistre lui même ses informations), Google sera basé sur du comportemental: Un cadre qui se passionne pour un hobby particulier et qui ne l’aurait pas mis sur Facebook de peur d’effets de réputation n’échappera pas à Google qui saura qu’il a consulté des sites spécialisés en la matière.  Google pourra recroiser ces informations pour établir des profils sociaux et comportementaux.

Toujours plus de temps passé sur Facebook

L’autre raison est que le temps moyen passé par personne par jour sur Facebook est en train d’exploser. J’ai pu lire récemment un très bon article qui faisait la comparaison entre le monde de l’internet et le monde Facebook. L’auteur soulevait à juste titre la comparaison entre Facebook et une chambre d’hôtel all inclusive, formule qui permettrait à l’utilisateur de ne pas avoir à sortir de cet environnement.

Sur Facebook, les informations circulent, les liens s’échangent et pour les bons articles ou les bons liens, le viral peut faire effet en suivant une courbe exponentielle :si 1 personne à 300 amis qui ont chacun en moyenne 300 contacts et que 10% à chaque boucle partage le lien, vous pouvez imaginez que le trafic pour un site peut être extrêmement important.

Une stratégie bi-polaire de développement de site  se profile…

L’internet devient bi-polaire: d’un côté les sites « de services » comme Wikipédia qui fournit de l’information, les médias nationaux, les sites de recette. Tous ces sites qui servent de l’information et sont utiles aux consommateur. Utile s’entendant dans un sens large, tout aussi large que celui de Google. Les moteurs de recherche tendront à les faire remonter systématiquement sur des requêtes pointues ou « à expertise » -encore une fois le mot est à prendre au sens large.

Dans cette catégorie, beaucoup de sites « achèteront » cette popularité étant des sites professionnels – et donc avec des budgets de marketing, de communication.

L’autre pendant sera un internet « populaire »: être aimé ou mourir, les jeux romains du 21ème siècle. Les sites internet et les webmasters vont devoir se montrer malins pour accélérer leur stratégie sur les réseaux sociaux pour tout simplement exister là où les gens sont: sur Facebook. Bien sûr, la frontière entre les deux mondes n’est pas étanche, au contraire, les limites ne sont pas clairement bornées.

Il ne s’agira pas pour les webmasters de vendre leur âme mais de trouver toujours plus de moyens pour propulser et viraliser leur contenu.

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