Râler, un processus sain en entreprise

Article mise à jour le: 23 avril 2013

Selon un article publié sur le Monde qui reprend les conclusions du cabinet Leadership IQles employés les plus râleurs seraient souvent les plus performants.

La thèse de l’article en résumé

L’article prétend que, souvent les râleurs sont les plus performants en entreprise. Ils sont généralement relativement mal managés car minoritaires dans les entreprises et donc sujets à un management par forcément des plus adéquats.

Les meilleurs salariés tendent à adopter une posture de râleurs, d’éternels insatisfaits car leur travail n’est pas reconnu à leur juste valeur, du moins cela serait leur ressenti. Un véritable sentiment d’injustice donc doublé d’une conscience de ses propres compétences.

L’autre thèse est que les mauvais ne réalisent pas qu’ils le sont. Sûrement à voir avec le principe de Peter, principe selon lequel chaque personne monte dans l’organisation jusqu’à son seuil d’incompétence. CQFD.

Pour une apologie des râleurs.

Imaginez la scène. Deux bébés dans un supermarché. L’un râle, hurle et cri. Le deuxième ne dit rien. La maman s’approche des enfants, un biberon à la main et le tend au râleur en premier dans l’espoir de le faire taire. 

Moralité: impossible d’obtenir quelque chose sans râler.

Râler et contester est sûrement un trait de caractère qui n’est pas assez récompensé et encouragé dans les entreprises, souvent jugé comme trop sulfureux. Même s’il est nécessaire de savoir obéir dans la majorité des cas, la contestation, quand elle est justifiée, peut être positif pour le développement même de l’entreprise.

Les râleurs sont souvent les personnes qui empêchent les équipes et les organisations de tourner en rond. Ils perçoivent plus rapidement que les autres les points bloquants dans l’entreprise. Ils peuvent souvent proposer de nouvelles idées. Faire évoluer les process.

Loin d’en avoir peur, les managers devraient apprendre à écouter les points de vue contradictoires et reconnaître les personnalités suffisamment fortes sachant affirmer ouvertement leur point de vue.

Râler est un processus sain: un chef d’entreprise entouré de personnes qui ne s’affirment pas assez, ne râlant jamais est dangereux pour la marche de l’entreprise. De nombreux chefs d’entreprise souhaitent être entourés de personnes compétentes capables d’exprimer leur point de vue et donc de « râler » le cas écheant.

Transformer la frustration en point de vue constructif

Tout le point est de savoir comment d’un point de vue managérial transformer le simple fait de râler en quelque chose de positif et de constructif pour l’organisation.

Le premier point consiste à écouter avec attention. Toutes les plaintes ne sont pas forcément justifiées, mais celles justifiables sont les plus précieuses pour l’organisation: elles l’aident à faire émerger un point bloquant.

Le second point serait, une fois le problème identifié, de le transformer en plan d’action avec une roadmap. Intégrer la correction dans un plan projet est sûrement la meilleure façon de montrer que les points sont pris en compte dans l’entreprise.

Le dernier point serait de récompenser les bonnes idées: cela encouragera les râleurs à partager leurs frustrations tout en les obligeant à rester le plus constructif possible.

Et vous, quel est votre avis sur la question?

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