Une chanson écrite par de l’Intelligence Artificielle (et elle n’est pas si mauvaise)

L’intelligence artificielle – et surtout le machine learning – sont à la mode depuis un petit moment déjà dans beaucoup de domaines: science, économie, informatique. C’est maintenant au tour de la musique de s’y coller avec ce nouveau morceau à la manière des Beatles qui n’a valeur que de test – mais dont la qualité de production aurait encore été inimaginable 10 ans auparavant.

Il fallait s’y coller et oser sortir un morceau en s’attaquant au style du plus grand monument de la pop musique que sont les Beatles – et c’est désormais chose faite depuis quelques jours déjà avec ce morceau composé par une AI (Intelligence artificielle) et tout juste publié.

sony

Sony, désormais possesseur du catalogue des Beatles, a crée ce morceau via son Sony Computer Science Laboratory (SCSL) basé à Paris. Le morceau s’est appuyé sur l’analyse d’une base de données comportant pas moins de 13 000 œuvres musicales et ordre a été donné à l’AI d’écrire un morceau dans le style des Beatles. Si la musique tire son origine de l’intelligence artificielle, les paroles ont quant à elles en revanche bel et bien été écrites par un humain.

« Flow Machines » est le système mis au point par les scientifiques et s’appuie sur des techniques de machine learning et de deep learning. Un album est même déjà prévu pour la fin 2017 (en collaboration avec Justin Bieber?) . L’outil n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il s’est déjà inspiré des jazzmen que furent Cole Porter et Duke Ellington notamment.

Si la sensibilité musicale reste pour le moment l’apanage de l’être humain, quand on sait que les règles de la musique répondent à un système mathématique dont les fondements tirent leur origine des travaux de Pythagore (oui, celui-là même qui en traumatisa plus d’un), il y a fort à parier que chemin faisant, nous risquions fortement dans un avenir beaucoup plus proche qu’il n’y paraît de découvrir des morceaux de musique… composés pour tout ou partie par ces robots utilisant le machine learning et le deep learning. On soupçonne Justin B. d’avoir déjà devancé la tendance pour le coup.