Le goodwill ou l’écart d’acquisition de valeur

Le Goodwill est un terme qui revient fréquemment dans le jargon des financiers. Le Googdwill  est appelé en français Ecart d’acquisition  et se rencontre à l’actif du bilan

Le Goodwill nait d’un différentiel de valorisation d’entreprise

Imaginez que vous devez racheter une société, comment allez-vous déterminer de son prix? Il existe plusieurs moyens d’évaluations d’une entreprise qui sont à votre disposition. Une méthode de valorisation peut être une approche patrimoniale qui consistera à évaluer l’entreprise selon la valeur actuelle de ses actifs. Une autre méthode appelée DCF pour discounted cash flow considère que la valeur d’une entreprise est la somme de ses flux futurs de trésorerie actualisés (l’actualisation ayant pour but de prendre en compte le risque associé de ces flux, le financier ayant toujours une préférence pour le présent selon la théorie micro-économique). Première remarque importante, ces méthodes ne prennent pas en compte le savoir-faire accumulé par les acteurs de l’entreprise.

Imaginez maintenant que vous vous mettiez d’accord sur un prix, par exemple 10 millions d’euros. Au moment de la fusion de l’entreprise, le patrimoine de l’entreprise rachetée sera évalué et rentrera bien évidemment à l’actif du bilan de la société acquéreuse.  Ce patrimoine va être estimé à 7 millions d’euros: le différentiel, immatériel est appelé le goodwill. Il correspond à une survaleur payée par l’entreprise acheteuse. 

Pourquoi cette survaleur? Imaginez que Coca-Cola soit au bord de la faillite, complètement ruinée avec du matériel vieillissant. La valorisation de ses actifs ne vaudra pas grand-chose, en revanche un acquéreur serait prêt à payer une fortune pour devenir le propriétaire de cette marque prestigieuse. Une société de vente célèbre par correspondance qui serait rachetée pourrait revendre sa base client une fortune, or en toute objectivité, une base client ne vaut rien en soi, il ne s’agit que de quelques emails. Un acquéreur avisé y verra cependant une mine d’or et sera prêt à payer une survaleur pour acquérir cette société.

Si l’écart d’avaluation est positif, celui-ci rentre dans les immobilisations incorporelles.

Le Goodwill ne s’amortit plus pour les sociétés en IFRS

Pourquoi n’a-t-on plus le droit d’amortir le Goodwill dans les normes IFRS? Tout simplement parce que le goodwill s’amortissait sur une longue période de temps donnant lieu à une baisse très faible du résultat net sur chaque exercice, incitant les sociétés à rechercher d’autres sociétés avec une forte « survaleur » potentielle.

Le Goodwill est maintenant considéré au même titre qu’un terrain, le bien n’étant pas censé connaître une baisse de valeur dans le temps ( sauf réévaluation des commissaires aux comptes).

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